Guide des principes fondamentaux de la construction écologique

Green building sustainable construction

Cette introduction à la construction écologique présente les principes fondamentaux de la construction écologique. Elle s’adresse aux novices dans le domaine de la construction écologique, qu’ils soient bricoleurs ou professionnels de la construction durable.

Dans ces pages, vous apprendrez les bases de la construction écologique, notamment ce qu’elle est et pourquoi nous devrions tous construire de manière écologique. Nous vous présenterons les nombreux termes utilisés pour désigner la construction respectueuse de l’environnement et vous montrerons ce qui rend un projet de construction écologique. Nous explorerons ensuite tous les avantages de la construction écologique, tant sur le plan environnemental que financier, afin de vous montrer comment la construction écologique peut vous aider dans votre prochain projet de construction.

Nous approfondirons également les matériaux et les techniques, en vous montrant les critères utilisés par les constructeurs pour évaluer la durabilité d’un matériau. En outre, vous découvrirez les techniques de construction naturelle et les techniques de construction haute performance qui peuvent être utilisées pour construire des bâtiments écologiques. Enfin, nous vous présenterons certains des outils les plus importants utilisés par les constructeurs pour évaluer précisément le degré d’écologie d’un projet : les certifications, les classifications et les analyses du cycle de vie.

Lisez ces pages pour vous faire rapidement une idée de ce qu’est la construction écologique. Parcourez ensuite le reste du site pour obtenir des informations plus détaillées sur tout ce qui touche à l’écologie.

1. Qu’est-ce que la construction écologique ?


Petite maison dans les montagnes - construction écologique

La construction écologique est une méthode de construction économe en ressources qui permet de construire des bâtiments plus sains, ayant un impact moindre sur l’environnement et moins coûteux à entretenir. Cette approche durable de la construction prend en compte l’ensemble du cycle de vie d’un bâtiment : emplacement, conception, construction, exploitation, entretien, rénovation et démolition (pour en savoir plus, consultez la rubrique Analyse du cycle de vie).

Des termes tels que « bâtiment durable », « bâtiment à haute performance » et « construction verte » sont utilisés de manière interchangeable pour décrire ce qui est essentiellement la même chose, bien qu’il existe des variations sur le thème qui ont des significations légèrement différentes. La construction naturelle, par exemple, est une forme de construction durable, mais qui vise à n’utiliser que des produits de construction naturels. La conception durable englobe la construction verte, mais aborde un ensemble de questions beaucoup plus large, allant du micro (conception de meubles durables) au macro (urbanisme durable).

Des systèmes de notation complets qui certifient les bâtiments écologiques, tels que BREEAM, LEED et Passivhaus, mesurent la durabilité d’un bâtiment selon plusieurs critères. Pris ensemble, ces critères donnent une image précise de ce qu’est la construction écologique. Les critères communs sont énumérés ci-dessous.

Site


Il est également important de construire à proximité des infrastructures existantes, telles que les lignes de bus et les bibliothèques, afin de réduire la dépendance des habitants aux transports, car les efforts consacrés à la construction d’une maison verte sont vains si les occupants doivent parcourir de longues distances chaque jour pour se rendre au travail.

Plus le site de construction est petit, mieux c’est, car l’empreinte environnementale est moindre. Les sites qui ont été aménagés de manière durable et qui ne souffrent pas d’érosion des sols ou de pollution lumineuse sont également considérés comme plus durables.

Eau


La réduction de la consommation d’eau est intégrée dès la conception, grâce à l’utilisation de toilettes à faible débit, de systèmes de récupération des eaux grises, de xéropaysagisme (aménagement paysager avec peu ou pas d’irrigation) et de récupération des eaux de pluie.

L’accent est d’abord mis sur la réduction des besoins en eau (par exemple, toilettes à faible débit), puis sur le traitement de l’eau après son utilisation (par exemple, irrigation avec des eaux grises). Les méthodes de collecte de l’eau, telles que la récupération des eaux de pluie, sont également essentielles à la construction durable.

Consultez le Guide de la construction écologique pour l’efficacité de l’eau pour plus de détails sur ce sujet.

Énergie et atmosphère


Les bâtiments écologiques sont construits selon des conceptions écoénergétiques (par exemple, les maisons passives sont construites avec une super-isolation et d’autres techniques pour garantir une enveloppe du bâtiment étanche et une consommation d’énergie minimale).

Les processus qui utilisent des énergies propres telles que les systèmes géothermiques et solaires photovoltaïques sont également largement utilisés dans la construction durable.

Consultez le Guide de la construction écologique sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables pour plus d’informations sur ce sujet.

Matériaux et ressources


Bamboo natural sustainable building material

Selon Eurostat, 38,4 % des déchets totaux de l’UE proviennent de la construction et de la démolition. Afin de minimiser l’impact de cette industrie génératrice de déchets, les constructeurs écologiques réduisent autant que possible leur utilisation de matériaux. Ils réutilisent et recyclent également les matériaux en les récupérant, en les démontant, en les refabriquant et en les remettant à neuf.

La préférence est donnée aux matériaux durables, car ils n’ont pas besoin d’être remplacés aussi souvent. On veille également à choisir des matériaux produits de manière durable, provenant de sources naturelles et renouvelables, et nécessitant un transport minimal.

Consultez le Guide de la construction écologique pour les matériaux durables pour plus de détails sur ce sujet.

Taille


La taille des bâtiments est un autre aspect lié aux matériaux et aux ressources. La taille moyenne des maisons en Europe est d’environ 90 à 100 m2. Les maisons plus grandes ont tendance à utiliser encore plus de matériaux que leur augmentation proportionnelle en taille.

Bien que des améliorations significatives aient été apportées ces dernières années aux techniques de construction et aux produits offrant une meilleure efficacité énergétique, une meilleure isolation et une meilleure étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment, les maisons plus grandes nécessitent toujours plus d’énergie pour fonctionner.

Il n’existe pas de taille spécifique pour une maison ou un bâtiment considéré comme durable, mais il existe des lignes directrices. Vermont Builds Greener a publié un tableau de bord qui attribue des points en fonction d’un seuil dépendant du nombre de chambres (de une à six). Au-delà du seuil, des points sont retirés.

Qualité de l’environnement intérieur (QEI)


Les Européens passent jusqu’à 90 % de leur vie à l’intérieur, ce qui signifie que la qualité de l’air intérieur est beaucoup plus importante pour notre santé que la qualité de l’air extérieur. Les constructeurs écologiques s’efforcent de construire des bâtiments qui sont bons non seulement pour l’environnement, mais aussi pour notre santé. Les matériaux à faibles émissions sont encouragés, tels que les peintures sans COV et les meubles sans formaldéhyde. Une meilleure ventilation et des produits résistants à l’humidité sont également des attributs clés de la QEI.

Construire ne signifie pas seulement ériger des structures physiques. Construire, c’est aussi développer un quartier, créer un parc, repenser les infrastructures. Certains considèrent la construction écologique comme une culture de la transformation. Un exemple avant-gardiste serait la transformation d’un quartier suburbain entier en un quartier sans voiture, densément peuplé et offrant un accès facile à l’agriculture urbaine. Le Living Building Challenge résume parfaitement ce concept de construction holistique avec cette question provocante : « Et si chaque acte de conception et de construction rendait le monde meilleur ? »

Lisez le Guide de la construction écologique pour la qualité de l’environnement intérieur pour en savoir plus sur ce sujet.

2. Pourquoi construire vert ?


Green building sustainable construction

Partout en Europe, on prend de plus en plus conscience que les bâtiments ne sont plus des structures passives, mais qu’ils jouent un rôle central dans la lutte contre le changement climatique et la résilience économique. Actuellement, les bâtiments sont responsables d’environ 40 % de la consommation finale d’énergie de l’UE et de 36 % de ses émissions de dioxyde de carbone liées à l’énergie. De plus, environ trois quarts des bâtiments européens restent énergivores, tandis que seulement 0,4 à 1,2 % du parc immobilier est rénové chaque année. Ce déséquilibre constitue un obstacle majeur à la réalisation des objectifs climatiques de l’UE : à moins que les taux de rénovation ne doublent, les bâtiments seront loin d’atteindre les objectifs de neutralité carbone d’ici 2050.

La construction écologique entraîne certes un coût supplémentaire modéré. Selon des études réalisées par le secteur, le surcoût initial dépasse rarement 0,5 à 12 % par rapport à une construction classique. Cependant, cet investissement supplémentaire permet de bénéficier d’une isolation avancée, d’un vitrage efficace, de systèmes d’énergie renouvelable tels que des panneaux solaires ou des pompes à chaleur, et de matériaux à faible empreinte carbone, qui offrent tous des avantages considérables. Un toit végétalisé, par exemple, qui coûte entre 108 et 355 euros par mètre carré, peut plus que doubler la durée de vie d’un toit et augmenter la valeur d’un bien immobilier d’environ 7 %. En Belgique, la rénovation de logements dont le label EPC était médiocre (F) pour passer à D a permis de réaliser des économies d’environ 57 000 euros sur la durée de vie de l’investissement. Ainsi, même des coûts supplémentaires modestes génèrent des rendements substantiels à long terme.

Augmentation de la valeur et des taux d’occupation


Les gains de revenus vont au-delà des économies. Les logements écoénergétiques se vendent souvent 4 à 10 % plus cher et se louent 8 à 25 % plus cher. Ils affichent également des taux d’occupation jusqu’à 23 % plus élevés. Pour les bureaux, les bâtiments écologiques certifiés BREEAM à Londres ont enregistré des primes de 21 % sur les prix de vente et de 18 % sur les loyers. Ces différences de performance transforment les références écologiques, qui ne sont plus seulement des améliorations éthiques, mais deviennent des stratégies commerciales différenciantes.

Impact environnemental


Sur le plan environnemental, la construction écologique est monumentale. La rénovation d’un quart seulement du parc immobilier européen inefficace pourrait réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO₂ de l’UE de 5 à 6 %. Pour atteindre les objectifs climatiques de 2030, il faut réduire la demande de chauffage et de climatisation de 14 % et les émissions de CO₂ de 60 % par rapport à 1990, des objectifs qui ne peuvent être atteints qu’en transformant les bâtiments. À l’heure actuelle, le secteur reste à 40 % en deçà des objectifs clés tels que la consommation d’énergie, la réduction des émissions et les investissements dans la rénovation. Parallèlement, le secteur de la construction contribue fortement aux émissions globales en Europe, et le passage à une conception circulaire et à des matériaux à faible teneur en carbone pourrait réduire considérablement le carbone incorporé, avec une réduction pouvant atteindre 96 % des émissions liées au ciment et un gain de valeur nette pouvant atteindre 360 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale d’ici 2050.

L’impact opérationnel de la conception écologique est également profond. Les bâtiments consomment environ 80 % de leur énergie pendant leur phase d’utilisation. En décarbonisant le chauffage, la ventilation, l’éclairage et le refroidissement, les bâtiments écologiques peuvent passer du statut de « consommateurs d’énergie » à celui de « prosommateurs d’énergie » intégrés dans le réseau intelligent et l’écosystème des énergies renouvelables. Le chauffage domestique reposant encore principalement sur les combustibles fossiles (76 % des systèmes en 2017), la promotion d’une électrification efficace est au cœur des objectifs de l’UE.

Autres avantages de la construction écologique


Diminution de la demande en infrastructures – Les bâtiments hautement performants consomment moins d’énergie et d’eau, ce qui réduit la pression sur les ressources communes et permet d’étendre la capacité des infrastructures. Les municipalités ont deux bonnes raisons de s’en réjouir. Elles peuvent percevoir des taxes foncières plus élevées pour les bâtiments dont la valeur immobilière est plus élevée et elles réalisent des économies sur les dépenses d’infrastructure.

Augmentation de la productivité et de la fréquentation – Des études ont montré qu’il existe une corrélation positive entre l’amélioration de la qualité de l’environnement intérieur et la productivité et la fréquentation. Des gains de productivité de 2 à 10 % et une réduction de 35 % de l’absentéisme ont été signalés pour les espaces loués écologiques.

Augmentation des ventes – Des ventes plus élevées ont été signalées dans les bâtiments qui maximisent la lumière naturelle. Une enquête publiée dans Skylighting and Retail Sales: An Investigation into the Relationship Between Daylighting and Human Performance (Luminière naturelle et ventes au détail : étude de la relation entre l’éclairage naturel et les performances humaines) fait état d’une augmentation de 40 % des ventes dans les magasins qui utilisent des puits de lumière plutôt que l’éclairage électrique.

Les cadres réglementaires et les financements publics réduisent encore les risques. La directive européenne révisée sur la performance énergétique des bâtiments impose des émissions quasi nulles dans les bâtiments publics d’ici 2028 et dans les nouvelles constructions privées d’ici 2030. Des initiatives telles que « Renovation Wave » visent à doubler progressivement le taux de rénovation annuel d’ici 2030 tout en injectant des milliards dans la rénovation du parc immobilier. Ces mesures donnent lieu à des programmes de financement à grande échelle, notamment des obligations vertes et des prêts à faible taux d’intérêt accordés par la Banque européenne d’investissement, qui rendent la construction écologique de plus en plus attractive.

3. Matériaux de construction écologiques


Bamboo natural sustainable building material

Les opinions divergent quant à ce qui constitue réellement un « matériau de construction écologique », mais il existe certaines normes sur lesquelles la plupart s’accordent. Tout matériau qui contribue à améliorer la durabilité en réduisant l’impact environnemental du processus de construction est considéré comme écologique. Le Construction Specifications Institute, une autorité en matière de spécifications de construction, a classé les matériaux de construction écologiques selon un certain nombre de critères, que nous avons résumés ici.

Efficacité des ressources

Renouvelables, naturels ou abondants – Matériaux naturels ne nécessitant aucune ou peu de transformation ; matériaux à croissance rapide ; ressources renouvelables ; matériaux issus d’une exploitation durable, certifiés par un organisme tiers tel que le Forest Stewardship Council. (par exemple, le bambou, le liège et le bois certifié FSC).

Disponibilité locale – Les produits obtenus localement réduisent les besoins en transport et les émissions de gaz à effet de serre. (par exemple, la terre utilisée pour les blocs de pisé et les blocs de terre compressée). Certains produits de la catégorie précédente, tels que le bambou, constituent des matériaux de construction idéaux, mais s’ils doivent être transportés sur de longues distances, ils ne sont pas vraiment durables. Le bambou en est un bon exemple, car il est principalement importé d’Asie. Certaines espèces de cette plante peuvent toutefois être cultivées en Europe.

Contenu recyclé – Matériaux de construction fabriqués à partir de matériaux recyclés (par exemple, le papier-béton, les panneaux écologiques, les composites bois-plastique).

Recyclables ou réutilisables – À la différence des matériaux ci-dessus, il s’agit de matériaux qui ne sont pas nécessairement fabriqués à partir de matériaux recyclés, mais qui peuvent être recyclés ou réutilisés à la fin de leur cycle de vie (par exemple, les métaux, le bois, le plastique, le verre).

Récupéré, démonté, refabriqué ou remis à neuf – Récupérer quelque chose avant qu’il ne finisse à la décharge ne signifie pas seulement un produit de moins à éliminer, mais aussi un produit de moins à fabriquer (par exemple, les meubles et les équipements fixes tels que les armoires, les portes, les fenêtres et les sols).

Durable – Les matériaux qui durent plus longtemps n’ont pas besoin d’être remplacés aussi souvent. Certains considèrent les matériaux non renouvelables tels que le plastique comme « verts » en raison de leur durabilité (par exemple, la pierre, les toitures en cuivre, les parquets en bois dur et tout mobilier et armoires de haute qualité qui durent longtemps).

Processus de fabrication économe en ressources – Les fabricants qui sont efficaces dans leur processus de fabrication en utilisant moins d’énergie, en émettant moins de gaz à effet de serre et en produisant moins de déchets que les fabricants conventionnels.

Efficacité énergétique

Tous les systèmes, matériaux et composants qui réduisent la consommation d’énergie en utilisant des énergies renouvelables, tels que :

  • systèmes photovoltaïques solaires
  • chauffage solaire de l’eau
  • géothermique
  • éoliennes
  • micro-hydroélectricité

Conservation de l’eau

  • systèmes de récupération des eaux de pluie
  • toilettes, robinets et pommeaux de douche à faible débit
  • systèmes de récupération des eaux grises

Qualité de l’air intérieur

Faible ou aucune émission de COV / Émissions chimiques minimales – Matériaux qui émettent peu ou pas de composés organiques volatils (COV), tels que les peintures à faible ou sans COV.

Faible ou non toxique – Matériaux qui émettent peu ou pas de substances cancérigènes, irritantes ou toxiques pour la reproduction.

Résistant à l’humidité – En résistant à l’humidité, les produits inhibent la croissance biologique telle que la moisissure et durent plus longtemps.

Entretien sain – Matériaux pouvant être nettoyés à l’aide de produits non toxiques ou à faible teneur en COV.

Technologies favorables à la santé – Dispositifs qui évaluent la qualité de l’environnement intérieur (QEI) et améliorent la qualité de l’air, tels que les instruments de surveillance.

Pour en savoir plus sur ce sujet, consultez le Guide des matériaux de construction écologiques

4. Techniques de construction naturelles


Making earth bricks natural building

La construction naturelle n’est pas aussi simple que son nom l’indique. Le terme « naturel » désigne ici le principal matériau de construction, et non l’ensemble des matériaux. Les constructeurs naturels utilisent couramment des matériaux recyclés tels que les bouteilles en verre et les pneus. Le ciment est également un ajout courant à plusieurs matériaux de construction naturels.

La terre est le principal matériau de construction pour environ un quart de la population mondiale, principalement dans les pays en développement. La construction naturelle est populaire dans les pays en développement car elle peut être réalisée à la main. En Occident, cependant, la construction naturelle tarde à s’imposer car elle est généralement assez exigeante en main-d’œuvre. Et lorsque l’on compare les coûts de construction à dollar pour dollar, la méthode la moins chère l’emporte presque toujours.

La mécanisation s’est progressivement introduite dans les techniques de construction naturelle afin de réduire les coûts élevés de la main-d’œuvre. Les constructeurs naturels ont le choix entre de nombreuses techniques, qu’ils recherchent une option hautement durable, une méthode rapide et facile, une méthode exigeante en main-d’œuvre ou une méthode qui ne l’est pas.

Cob

Le terme « cob » désigne un mélange d’argile, de sable, d’eau et de paille (ou d’autres matériaux fibreux) qui est mélangé pour former des pains de la taille d’une paume. La façon la plus courante de mélanger le cob est de le faire à la main (en le malaxant avec les pieds et en le retournant comme une crêpe sur une bâche), mais il peut également être mélangé à la machine. Les murs en cob sont construits à partir des fondations jusqu’à former une structure monolithique, c’est-à-dire une pièce solide, contrairement aux bâtiments en blocs de terre compressée, qui sont constitués de nombreux petits blocs empilés les uns sur les autres.

Adobe

La construction en adobe est pratiquée depuis 6000 avant J.-C. Trois des mêmes matériaux de base que pour le torchis (argile, sable et eau) sont utilisés, à l’exception du quatrième matériau fibreux qui n’est utilisé que parfois. Une fois mélangé, le mélange d’adobe est laissé à sécher dans des moules jusqu’à ce qu’il devienne des briques durcies, qui sont ensuite posées par des maçons. Dans les endroits où un bâtiment sera soumis à des conditions climatiques difficiles et humides, l’adobe est parfois stabilisé avec un peu de ciment ou d’émulsion d’asphalte pour le maintenir en place.

Blocs de terre compressée

Le CEB est une alternative mécanisée à l’adobe, qui réduit considérablement les coûts de main-d’œuvre. Contrairement à l’adobe fait à la main, ces blocs sont compressés à la machine et produits avec précision, ce qui permet d’obtenir des blocs de taille et de forme uniformes, qui ne nécessitent pas de mortier comme composé de nivellement (ils peuvent être empilés à sec).

Terre battue

La terre est également le principal ingrédient ici, mais au lieu d’empiler ou de poser le matériau, il est tassé ou compressé à l’aide de coffrages. Aujourd’hui, on utilise généralement des équipements mécanisés pour effectuer la compression.

Botte de paille

La paille est une ressource renouvelable hautement isolante, ce qui en fait un excellent matériau de construction naturel. L’inconvénient est que la paille doit être maintenue au sec, sinon elle moisit et pourrit. Les constructions en ballots de paille peuvent être non porteuses, où une ossature poteaux-poutres soutient la structure et la paille sert de remplissage, ou porteuses. La construction non porteuse est la méthode la plus couramment utilisée pour les constructions en ballots de paille.

Bois cordé

Le bois cordé désigne les petits morceaux de bois que l’on trouve généralement dans une cheminée. Mais au lieu d’être brûlé comme combustible, ce bois est aligné avec ses extrémités dépassant et maintenu par du mortier, ce qui donne un aspect naturel et esthétique. Comme la terre, il a une masse thermique élevée. Et comme la paille, il possède également de bonnes propriétés isolantes. Il constitue donc un excellent matériau de construction. Il nécessite du mortier, mais il est possible d’utiliser du torchis plutôt que du ciment pour le mortier.

Charpente en bois

Comme la terre, le bois est un autre matériau de construction ancien. S’il est issu d’une source certifiée (par exemple FSC) qui régénère ses forêts et provient de sources locales, il peut être un matériau de construction naturel très durable. Dans la construction à poteaux, les poteaux en bois sont enfoncés dans le sol (où ils peuvent pourrir rapidement), tandis que la charpente en bois (également connue sous le nom de construction à poteaux et poutres) utilise une fondation séparée.

Comme la terre et le bois, les hommes construisent avec des pierres depuis des millénaires. Et pourquoi pas ? C’est un matériau beau, durable et doté d’une grande masse thermique. Cependant, avec la gamme de matériaux de construction disponibles aujourd’hui, la maçonnerie en pierre est plus courante dans les patios et les murs de jardin.

Papercrete

Le papier provenant de n’importe quelle source peut être récupéré et transformé en papercrete, en mélangeant du papier, du ciment et de l’eau dans un grand mélangeur. Comme pour certains autres matériaux de construction naturels, l’ajout de ciment nuit à sa durabilité.

Terre coulée

Cette méthode de construction est similaire au béton dans sa fabrication, mais sa composition est différente. Au lieu d’utiliser du sable et du gravier, elle utilise de la terre ordinaire comme agrégat.

5. Analyse du cycle de vie (ACV)


Lca construction site

Il y a beaucoup plus à dire sur un livre que ce que raconte le résumé au dos de la couverture. Les constructeurs écologiques sont conscients des avantages de la construction durable, en partie parce qu’ils comprennent l’interdépendance de la vie sur Terre. Il n’est donc pas surprenant que l’industrie ait adopté l’analyse du cycle de vie (ACV) pour analyser avec précision la durée de vie totale d’un bâtiment dans son ensemble, plutôt que de se contenter d’examiner la somme des éléments qui le composent.

Qu’est-ce qu’une analyse du cycle de vie ?


Une analyse du cycle de vie est une méthodologie utilisée pour mesurer l’impact d’un produit ou d’un processus sur l’environnement, depuis le début du processus (extraction des matières premières) jusqu’à la fin du processus (élimination). Ces analyses peuvent être utilisées pour analyser tout type de produit, des matériaux de construction aux meubles.

Les ACV sont utilisées pour mesurer les intrants et les extrants en termes de matériaux et d’énergie, évaluer les effets de ces intrants et extrants et formuler les données en informations utiles pour comprendre l’impact d’un produit ou d’un processus particulier sur l’air (par exemple, l’appauvrissement de la couche d’ozone), la terre (par exemple, les déchets) ou l’eau (par exemple, la pollution).

Quelques informations générales sur les analyses du cycle de vie


Certains aspects de l’ACV étaient déjà utilisés dans les années 1970, mais le cadre technique complet du processus n’a évolué qu’au cours des dernières années. La Société de toxicologie et de chimie environnementales (SETAC) est en grande partie responsable du développement de l’ACV telle qu’elle existe aujourd’hui, bien qu’un grand nombre d’autres organisations aient également participé à son élaboration.

Avantages d’une ACV


Les analyses du cycle de vie sont un outil puissant que les constructeurs écologiques peuvent utiliser pour choisir les produits et les processus les plus respectueux de l’environnement. Les ACV analysent les effets d’un transfert d’un milieu à un autre, comme l’élimination des émissions atmosphériques par la création d’effluents d’eaux usées. Elles permettent ainsi de suivre ce qui se passe avec les différents composants d’un bâtiment afin d’obtenir des données précises sur la durabilité de l’ensemble du bâtiment tout au long de son cycle de vie.

L’évaluation de l’impact environnemental est trompeuse. S’il est facile de voir en quoi un sol en bambou est une meilleure option pour l’environnement qu’une moquette classique, il n’est pas aussi évident d’évaluer la durabilité de deux sols en bambou similaires sans réaliser une ACV. Quelle distance le sol a-t-il parcouru avant d’être installé ? Quelle est l’énergie grise qu’il a nécessité ? Quel sera l’impact de son élimination ?

Même si un produit peut sembler produire plus d’émissions de carbone à première vue, lorsqu’on tient compte de son impact environnemental global (par exemple, ses effets sur l’air, la terre et l’eau), il peut s’avérer beaucoup moins nocif pour l’environnement qu’un produit qui émet moins de carbone.

L’information est source de pouvoir. Grâce aux données complètes fournies par une ACV, il devient beaucoup plus facile d’obtenir l’adhésion des parties prenantes (c’est-à-dire les pouvoirs publics et les citoyens), car les constructeurs disposent de données fiables pour étayer leur argumentation en faveur d’un bâtiment.

Ressources pour réaliser une ACV


Le National Risk Management Research Laboratory a publié Life cycle assessment: Principles and Practice, un livre électronique gratuit qui couvre l’ensemble du processus de réalisation d’une ACV.

Il existe plusieurs outils logiciels pour aider à réaliser des analyses du cycle de vie. Le Whole Building Design Guide propose une liste d’outils pour le calcul, l’évaluation et la gestion du coût du cycle de vie, et le DOE tient à jour un répertoire complet des outils logiciels pour l’énergie dans les bâtiments.

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